L’ENVERS DES CORPS

Performance à l’Institut du Monde Arabe – 9 décembre 2013

Sur une musique originale de Vincent Cespedes

 

Peut-on penser le corps sans l’espace qui l’habite – qu’il habite ? Espace qu’il prend – Espace qu’il révèle.
Corps morcelé, ici et partout ; ailleurs et inédit. Corps rassemblé et démultiplié dans un espace mis en abîme, en infini écho.
Corps cloisonné dans une étroitesse qui ne se contient plus et qui traduit la légère délicatesse en mouvement.
Corps déployé dans son horizon grandiose et bien rythmé : par les gestes, par les sons.
Corps magnifié : au-delà du simple visible qui laisse entendre tous les bruissements d’une âme en suspens.
Corps dans le temps calculé des notes enchaînées aux mains alanguies, aux pieds contrits.
Corps qui dit – récit d’un espace recomposé par la finesse et le regard de celle qui le peint.

Elsa Godart, philosophe

 

 

It is outstanding. Also the process when you watch the video; you start watching, but almost unnoticed, you sink deeper and deeper until you notice you are watching from within through the windows of you eyes. So you understand « the dance » but every effort to articulate what you see is insufficient because this understanding is not rational and touches the realms of magic.
« C’est remarquable. De plus, le processus lorsqu’on regarde la vidéo, on commence à regarder, mais imperceptiblement, on plonge de plus en plus profondément jusqu’au moment de réaliser que l’on est en train de regarder depuis l’intérieur, à travers les fenêtres de nos yeux. Alors, vous comprenez « la danse », mais tous les efforts pour articuler ce que l’on voit sont insuffisants puisque cette compréhension n’est pas rationnelle, mais elle touche les royaumes de la magie. »

Alfred Goubran, writter and musician